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 |  |  |  |  |  |  |  |  | BIENVENUE |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Alors, vous vous intéressez à mon passé? Vous êtes une personne curieuse! Cela me fait plaisir, car les gens curieux vivent plus longtemps. Mais dois-je vous raconter vraiment tout sur ma personne? On a bien le droit de cultiver son jardin secret, n'est-ce-pas?
Pour commencer, lisez ma courte biographie. Si vous désirez en savoir davantage, consultez ma biographie plus exhaustive.
Bien du plaisir!
Emil Steinberger |  |  |  |  |  |  |
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 | |  |  |  |  |  |  |  | COURTE BIOGRAPHIE |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Je suis né à Lucerne en 1933. Ma première profession a été buraliste postal. A 27 ans, j'ai entrepris une formation de graphiste durant 5 ans à la "Schule für Gestaltung", à Lucerne.
En 1967 j'ai fondé, avec ma première épouse Maya, le "Kleintheater" à Lucerne. On m'a offert de diriger un cinéma, ce qui m'a amené à créer le cinéma "Atelier", pour des films réalisés en studio.
Dès l'âge de 20 ans, j'ai été sur scène comme cabarettiste amateur. D'abord en tant que membre d'un ensemble, plus tard en solo dans "Emil und die 40 Räuber", "Emils Neid-Club" et "Onkel Emils Hütte".
Avec les spectacles "Geschichten, die das Leben schrieb" et "E wie Emil", le succès s'est confirmé en 1970 en Suisse, en Allemagne et en Autriche.
Des 1983, j'ai donné mes spectacles en français en Suisse romande.
En 1977, je me suis produit, dans le personnage d'EMIL, au cirque national suisse KNIE, et cela pendant 9 mois.
En 1978, j'ai tenu l'un des rôles principaux du film "Les Faiseurs de Suisses" et ensuite dans plusieurs autres films.
En 1980, j'ai contribué à la naissance du cirque Roncalli, à Cologne.
Enfin, en 1987, j'ai mis un terme à la carrière d'EMIL.
Plus tard, j'ai produit un certain nombre de spots publicitaires, par exemple pour "Melitta".
En 1993, j'ai quitté la Suisse pour m'établir, en tant que "Mister Nobody", à New York.
En 1999, j'ai épousé à New York ma seconde femme, Niccel, et nous sommes rentrés en Suisse.
En l'an 2000, nous fondions "Edition E", afin de produire nos livres et DVD dans le cadre de notre propre société.
Depuis 1999, je monte à nouveau sur scène, mais cette fois avec mon programme «Trois Anges!» (titre précédent : «Emil lit et raconte»). Les tournées me mèneront en Suisse, en Allemagne et en Autriche.
En novembre/décembre 2006, l'exposition "Feuilles hebdomadaires" a eu lieu dans « Haus der Kunst St. Josef » à Soleure. Des feuilles créées par moi-même et ma femme Niccel ainsi que d'autres œuvres y étaient exposées.
En 2008, nos «feuilles hebdomadaires» ont été exposées dans trois villes allemandes: Fellbach/Stuttgart, Lauchheim et Göttingen.
En 2008, j’ai eu le plaisir de pouvoir créer pour Rivella plusieurs spots publicitaires pour la télévision et la radio, dans lesquels j’apparais. Avec ses spots, Rivella s'est maintenant également fait connaître en Allemagne.
Si ce qui précède ne vous suffit pas, prenez le temps de lire ma biographie plus détaillée. |  |  |  |  |  |  |
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Enfance et famille |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Ayant décidé de venir au monde sous le signe du capricorne, je suis né le 6 janvier 1933, à 23 heures précises, à Lucerne. La famille Steinberger comptait déjà plusieurs membres, à savoir mon père Rudolf, ma mère Creszentia, ma soeur Hanny et mon frère Ruedi.
Dans notre famille, on riait beaucoup. Le point culminant de cette hilarité se situait à Noël, lors de la remise de cadeaux originaux et emballés avec beaucoup de fantaisie. C'étaient de merveilleux Noëls à tous points de vue.
Dès mon plus jeune âge, je suis allé à l'école et y suis resté jusqu'à 18 ans. Il est évident qu'à cette époque déjà je jouais le rôle du clown pendant les récréations. Certains instituteurs riaient de mes facéties, d'autres, par contre, m'infligeaient des heures de retenue pour mes blagues, alors que j'avais uniquement tenté de meubler le temps lorsqu'un professeur arrivait en retard.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Formation postale et graphique |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Vint alors la folle décision de devenir buraliste postal. Je dus apprendre par coeur 3000 localités - à l'époque sans numéros postaux - et les situer exactement. Je réalisai très rapidement que je ne ferais pas carrière derrière un guichet postal. En dépit d'intenses efforts de concentration, il m'arrivait de faire des fautes de frappe sur la machine à calculer, fautes qui débouchaient sur des heures supplémentaires assommantes.
Après neuf ans de service derrière le guichet, en 1960, l'étonnement fut total à la poste: "Emil Steinberger démissionne!" Ce n'est pas possible! On ne peut pas quitter ainsi une place de fonctionnaire! Les années de guerre demeuraient encore vivaces dans l'esprit des gens.
Mais rien ne pouvait plus me retenir, car je savais exactement ce que je voulais. Pendant cinq ans, je suivis les cours de la "Schule für Gestaltung", à Lucerne, dans le but de devenir graphiste. Durant cette période de formation, je vécus chez mes parents en gagnant de quoi subvenir à mes besoins en exécutant quantité de petits travaux graphiques. A la fin de ma formation, j'ouvris immédiatement mon propre atelier de graphisme, avec l'aide d'un collaborateur.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Ensemble ou en solo |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Déjà pendant mes années à la poste, j'avais fait partie d'un groupe théâtral. Comme les rôles de jeune amoureux n'étaient pas vraiment ma spécialité, je ne savais toujours pas, à 19 ans, comment serrer dans mes bras ma bien-aimée lors de scènes de fiançailles.
Lorsque, plus tard, je jouai dans les cabarets amateurs "Güggürügüü" et "Cabaradiesli", j'étais déjà mieux dans mon élément. Comme, pour des raisons professionnelles, ces deux ensembles s'étaient dissous, je me décidai à réaliser mon propre programme en solo.
Il ne me fallut pas longtemps pour réaliser que je pouvais intituler mes spectacles en utilisant le prénom d'"Emil", puisque, dès le début, j'étais persuadé que le nom d'Emil était idéal pour représenter des caractères comiques. Mon camarade d'école, Armin Beeler, écrivit donc les textes de "Emil und die 40 Räuber", "Emils Neid-Club" et "Onkel Emils Hütte", trois programmes ayant principalement trait à la politique locale. Je jouais alors dans la salle à manger de l'Hôtel des Balances à Lucerne. Hans Müller et Robi Isenegger meublaient les interludes au piano pendant que je me changeais entre les numéros. Durant deux mois, nous fîmes chaque jour salle comble. A l'une des premières, nous invitâmes uniquement des hommes prénommés Emil, en compagnie bien sûr de leurs épouses.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Radio |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | En 1955, je suivis un cours de régisseur de théâtre à Konolfingen. Son directeur était Hans Rudolf Huber, de Radio Berne. Peu après, Radio Berne me contacta pour me demander si je serais d'accord de participer, comme modérateur, à une émission de jeu de questions et réponses. Plus tard, on me confia le rôle de modérateur d'une émission de divertissement à Guin. "Häpperebrie und Pfaffiole" était le nom de cette soirée folklorique, avec Emil comme conférencier. Je trouvai la critique du journal "Die Tat" très négative.
Par la suite, dans l'émission de radio "Wunschkonzert", un nombre croissant d'auditeurs souhaitèrent m'entendre dans "Der Telegrafenbeamte". Ce sketch dure une bonne douzaine de minutes, ce qui est l'horreur totale pour toute régie. Un peu plus tard, les régisseurs purent respirer car le "Poste de police", de plus en plus demandé, était plus court.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | "Kleintheater" |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Plus tard, je me mis à la recherche à Lucerne d'un local pour des acteurs qui, par manque d'une scène adéquate, ne se produisaient presque jamais à Lucerne. Je trouvai un "Tele-Café" de 200 places avec une cuisine de démonstration. Dans cette cuisine, on filmait les cuisiniers au travail, ce qui permettait de transmettre leurs chefs-d'oeuvre sur l'écran qui se trouvait dans le café et les dames pouvaient en même temps observer et déguster. Le "Tele-Café" n'obint pas le succès escompté et je pus donc réaliser, dès 1965, mon rêve du Kleintheater am Bundesplatz.
Ma première femme, Maya, et moi-même dirigèrent et programmèrent le "Kleintheater" pendant plus de dix ans, et cela gratuitement. Il y avait du jazz, des comédies, du cabaret, de la musique, de l'humour et de la dance - en bref, toute la série des divertissements y figurait. Pendant ces années, nous réussîmes à obtenir la participation d'artistes internationalement connus, tels que Charlie Rivel, Zarah Leander, Tilla Durieux, Georg Kreisler, Mal Waldron, le "Theater am Geländer/Prag", le groupe de mimes Ladislav Fialka de Prague, Gert Fröbe, Hana Hegerovà, le groupe Insterburg & Co., Django Reinhart, Didi Hallervorden, Hans Dieter Hüsch, pour ne citer que quelques noms de ces célébrités étrangères.
Le temps passé dans nos activités théâtrales devenant toujours plus important nuisait à mes activités graphiques et, de ce fait, les factures envoyées aux clients toujours plus rares. Mais Maya et moi ne mourions pas de faim.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Carrière en solo |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Mes premiers succès de cabarettiste en solo m'amenèrent à d'autres tâches. En 1969, je débutai au "Kleintheater am Bundesplatz" avec "Geschichten, die das Leben schrieb", un programme parrainé par Franz Hohler. Ce fut lui qui m'incita à écrire moi-même mes sketches et cela indépendamment des thèmes de politique locale. Il m'encouragea et m'aida à réaliser des sketches sur la base de textes improvisés.
La presse jugea ce programme naïf, banal et primitif. Mais à cette époque, les journalistes n'étaient naturellement pas au courant du fait que mes programmes n'atteignaient leur mouture définitive qu'après 20 représentations environ. J'enregistrais chaque représentation sur bande et corrigeais, durant la journée, les points faibles, supprimais chaque mot inutile et complétais le programme avec de nouveaux gags improvisés spontanément, jusqu'à ce que la version définitive soit trouvée. Ensuite, je ne changeais pratiquement plus rien et présentais le même programme pendant trois à sept ans.
Finalement, on vint me chercher à Lucerne pour jouer sur une scène zurichoise, où l'on m'offrit cinq représentations. Au vu de l'énorme succès du spectacle, je jouais ensuite pendant quatre mois, sept jours par semaine, et deux fois par jour les samedis et dimanches.
Dès lors, je fus demandé partout en Suisse. Nonante fois Lucerne-Bâle et retour, sans autoroute! Soixante fois Berne et retour. Comme je n'avais pas besoin d'un technicien, j'étais la plupart du temps mon propre chauffeur. Par ailleurs, je n'avais pas non plus de manager. Pour mes engagements ultérieurs en Allemagne, je m'occupai personnellement de tout.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Cinéma |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | J'étais maintenant graphiste, directeur de théâtre et cabarettiste simultanément. En même temps me parvenait l'offre de prendre la direction du cinéma "Moderne", à l'époque le meilleur de Lucerne. Ce nouveau challenge, je l'espérais, assurerait ma sécurité financière. Je donnai donc mon accord. Le monde du cinéma avait un petit sourire. Comment un ex-postier serait-il à même de diriger un cinéma?!
Trois ans plus tard, je construisis un cinéma supplémentaire pous réaliser des films en studio, l'"Atelier". Je dus me battre pour obtenir le permis y relatif, délivré par le Tribunal fédéral.
Pour ces raisons, j'ai abandonné mon travail de graphiste ainsi que mon agence de publicité afin de pouvoir m'occuper à plein temps de mes cinémas et de mon "Kleintheater"...
... et chaque soir, je ramassais mon barda pour aller jouer mon personnage d'EMIL dans divers théâtres en Suisse. Après la représentation, je rentrais à Lucerne afin d'être présent au bureau pour m'occuper des cinémas et du théâtre. Ce fut véritablement une époque un peu folle.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Supports son et images et livres |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Lorsque les éditions bernoises "Zytglogge Verlag" me demandèrent, en 1971, s'il y aurait possibilité de produire un disque de mon spectacle "Geschichten, die das Leben schrieb", je me mis à rire et répondis: "Il y manquera la mimique qui est si importante dans mes spectacles. Toutefois, si vous pensez que c'est réalisable, faites-le!" Cela fonctionna, et comment! En quelques semaines, plus de 130'000 exemplaires furent vendus, et ainsi de suite. Peu après, le marché allemand se manifesta.
Lors d'une séance de signature à Hambourg, il y a cinq ans, quelqu'un me présenta un disque de mes spectacles, disque que je n'avais jamais vu auparavant. Il s'agissait d'une édition pirate et vendue en DDR à mon insu.
Plusieurs livres concernant ma personne, mes programmes de scène et de cirque, ont été édités (malheureusement déjà épuisés). Vous en saurez plus sous la rubrique Livres.
Aujourd'hui, tous les produits d'EMIL, tels que les CD, DVD et livres, sont édités par nous-mêmes, sous la raison sociale "Edition E".
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Télévision |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Lorsque la Télévision suisse entendit parler de mes activités de cabaret, je fus engagé comme modérateur dans des émissions pour enfants. Je réalisai quelques émissions enfantines dans lesquelles les enfants pouvaient improviser.
Sous le titre "Drei Stühle", je produisis une émission de début de soirée. Il s'agissait d'un quiz, imaginé par moi-même, sans utiliser d'ordinateur ni de tableaux lumineux ou autres gadgets coûteux. Equipés de trois chaises seulement, nous allions de ville en ville et je jouais avec trois candidats pendant trente minutes. Pas de jeux de mauvais goût, mais toutefois inhabituels. Nous réalisâmes un série de dix émissions.
Mes programmes d'EMIL ont été enregistrés par la Télévision suisse. La majeure partie, malheureusement, de 50 minutes au lieu de 100 minutes. Par conséquent, il manque aujourd'hui quelques beaux spectacles dans mes archives.
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 | |  |  |  |  |  |  |  | Film |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | En 1972, Franz Hohler et moi-même décidions de tourner un film intitulé "Emil auf der Post", pour les télévisions allemande et suisse. Nous y décrivions la vie d'un modeste employé des postes, sa façon de vivre, d'aimer et de penser. Bien entendu, je me trouvais dans la peau de l'employé postal. En plus de la description de ce milieu postal, ce film comporte une série hilarante de scènes au guichet.
Le film, d'une durée initiale de 90 minutes, fut réduit à 45 minutes après la première projection. En effet, les spectateurs auraient été énervés par la scène des fiançailles et choqués de la dureté des parents représentés dans le film.
Sur mes DVD, on peut voir des extraits de ce film: les scènes au guichet et le buraliste Emil et son amie Mireille. Malheureusement, la version intégrale du film est perdue.
J'ai participé aux films suivants:- "Les Faiseurs de Suisses"
Un film concernant la naturalisation des étrangers en Suisse. (Rolf Lyssy, l978) - "Kassettenliebe"
Chercher un partenaire par video-cassette (Rolf Lyssy, l981) - "Kaiser und eine Nacht"
Un original tombe dans un milieu mystérieux. (Markus Fischer, l985) - "Helden" de G.B. Shaw
Un film pour la TSR et ARD. J'y joue le rôle du "Hauptmann Blunschli". (Max Peter Amman, 1986) - "Sammy und Niklaus"
Deux chauffeurs de camion, un Romand et un Suisse alémanique, se disputent une femme. (TV5) (Alain Bloch, l992) A vrai dire, je ne me suis jamais senti complètement à l'aise en tant qu'acteur de cinéma. Exception faite dans le film "Les Faiseurs de Suisses", rôle qui me permettait de jouer mon propre personnage.
Des demandes me parviennent toujours en grand nombre pour que j'accepte de jouer un rôle dans des films. Cependant, il s'agit vraisemblablement d'attirer le plus grand nombre possible de spectateurs en utilisant un nom très connu et peut-être pour une très courte apparition de 30 secondes. Cela ne correspond en aucun cas à ma conception d'un rôle.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | L'Allemagne m'appelle |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | La "Süddeutsche Fernsehen Stuttgart" envoya un jour deux espions, MM. Friesch et Adelmann, au théâtre "Fauteuil" de Bâle, où je jouais. Ils réussirent à me convaincre à faire une courte apparition sur scène, en bon allemand.
Après cette brève apparition chez ARD, il y eut une forte demande de spectacles EMIL en Allemagne. La direction d'un théâtre, à Berlin, souhaitait que j'y reste une année entière au lieu des trois mois initialement prévus. La demande en Allemagne était si grande que je me trouvai soudainement devant une immense montagne qu'il m'était impossible de gravir.
Je dois bien dire que ce n'était pas très facile de transcrire en bon allemand mes textes écrits en suisse-allemand. Pour nous Suisses, le bon allemand est presque une langue étrangère que nous apprenons à l'école. Heureusement que les Allemands apprécient quand nous parlons le "bon" allemand, plus lentement et de façon rocailleuse.
Aujourd'hui, à ma grande surprise, je refais des tournées avec mon programme "Emil lit et raconte". Des représentations entre Genève et Hambourg, Francfort et Vienne, Tokyo et Zurich. Ces lectures réjouissent aussi bien mon public que moi-même. De "Stand-Up Comedian", je me suis mué en "Sit-Down Comedian".
En 2001, la "SWR" a même diffusé mon programme "Emil lit et raconte" à la télévision. Presque 4 millions de spectateurs l'ont regardé. |  |  |  |  |  |  |
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Cirque Knie |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | A cette époque pleine de succès, alors que j'écoutais par hasard une interview à la radio de Fredy Knie père et qu'on lui posait la question de savoir qui il engagerait le plus volontiers comme clown de Charlie Rivel, Danny Kaye ou Jerry Lewis, il répondit: "Je ne veux qu'Emil." J'en eus la chair de poule!
J'eus ainsi la possibilité, en 1977, de partir, pendant neuf mois, en tournée avec le cirque national suisse Knie. On intitula cette saison du cirque KNIEMIL. Pour mes représentations, je créai des numéros spéciaux particulièrement adaptés à la forme ronde de la piste et aux possibilités du cirque: un vendeur de glaces, un accessoiriste, un spectateur qui s'est aventuré par erreur dans la cage des tigres et un gardien d'animaux.
Ce fut une belle et folle saison. Nous donnâmes 280 représentations avec un public record de 1,3 millions de spectateurs. On me pressait d'accepter un engagement pour une deuxième saison avec le cirque. Mais comme j'aime bien quitter un numéro lorsqu'il est à son apogée et que je ne cherche ni à me répéter ni à me surpasser, au risque de ternir mon image, je refusai.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Les Faiseurs de Suisses |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | En 1978, on ma confié l'un des deux rôles principaux dans le film "Les Faiseurs de Suisses", réalisé par Rolf Lyssy. Au côté de Walo Lüönd, j'ai joué un jeune employé du bureau suisse de naturalisation. Le rôle était fait sur mesure pour moi.
Presque un million de Suisses virent ce film à succès. Ce fut un nouveau record du cinéma suisse. Le film fut projeté partout à l'étranger, également en Australie. Le thème de la naturalisation des étrangers est, aujourd'hui encore, un thème brûlant dans notre pays et le processus de naturalisation, selon les décisions du peuple, n'a pas beaucoup évolué.
J'hésitai beaucoup, au début, à participer à un film en tant qu'acteur, car je n'avais jamais suivi de cours de théâtre et je n'ai pas l'habitude de jouer selon les indications d'une régie ni d'apprendre les textes des autres par coeur. J'ai toujours été un individualiste convaincu qui, sur scène, fait comme bon lui semble et selon ce qui lui vient à l'esprit.
L'activité cinématographique est en elle-même assez ennuyeuse. On doit beaucoup attendre, on traînasse, on babille et, ensuite, on vous demande de prononcer quatre phrases. Malgré tout, chaque film s'est révélé être pour moi une école de vie car, lors du tournage de ces divers film, il y a eu des moments joyeux, intéressants, difficiles, très durs et décevants.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Emil en français |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Lova Golovtchiner, du Théâtre Boulimie de Lausanne, me demanda, en 1976, de bien vouloir traduire au moins un de mes sketches en français pour une émission télévisée. J'acceptai, mais avec angoisse. Pendant la prise de vue du sketch "Caporal Schnyder" (Die Polizeihauptwache), la grande caméra en face de moi se mit tout à coup à tressauter. Pourquoi? Derrière la caméra, l'opérateur était mort de rire. Après la prise de vue, il demanda au responsable du câblage si c'était aussi drôle en suisse allemand...
En 1981, je fis traduire mes numéros en français. Je travaillai ensuite quelque peu les traductions pour qu'elles soient bien dans le style d'EMIL et le succès fut immédiat en Suisse romande. Les Romands accueillirent le Suisse allemand EMIL à bras ouverts.
Peu après, l'impressario bien connu Canetti se mit en rapport avec moi. Il souhaitait me faire venir à Paris, au Théâtre de l'Olympia. C'était tout de même trop risqué pour moi. Si encore il s'était agi d'un petit café-théâtre, qui sait …
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Cirque Roncalli |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | L'année 1980 fut également folle pour moi. Lors d'un spectacle à Cologne, le directeur du cirque Roncalli, Bernhard Paul, m'emmena dans la vieille fabrique de chocolat "Stollwerck" où je trouvai quelques pauvres artistes et trois ou quatre roulottes. Il m'expliqua les problèmes de mettre sur pieds un cirque avec André Heller.
Pendant les mois passés chez KNIE, j'avais pu m'imprégner de l'atmosphère du cirque et, par conséquent, me faire une idée très précise de la manière dont un cirque doit être mené aujourd'hui. Je retroussai donc mes manches et je me mis à la recherche, en Suisse, de quelques centaines de milliers de francs pour le cirque Roncalli. Après avoir remis la somme à Bernhard Paul, les artistes ne voulurent plus me laisser partir. Ils avaient confiance en moi et me prièrent de me mettre immédiatement au travail pour qu'enfin la première si longtemps attendue puisse avoir lieu. Je restai donc et fis en plus venir de Munich les clowns suisses Pic et Pello et concoctai un nouveau programme. Ce fut un succès!
Immédiatement après la première, je rentrai en Suisse pour mettre en route mon nouveau programme, "Feuerabend", dont la première était planifiée pour décembre 1980.
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 | |  |  |  |  |  |  |  | Fin de la carrière sur scène |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Au début décembre 1980, je débutai dans mon dernier programme EMIL, "Feu et flamme". Cette même année, Maya et moi remîmes la direction des cinémas et du "Kleintheater" en d'autres mains.
Ma tournée EMIL m'a en outre conduit au Nigéria, au Ghana et à Pékin (toujours devant des auditoires suisses). Il m'a aussi été donné de jouer une fois, dans l'angoisse, à la Comédie française à Paris. En 1987, j'ai mis un terme à la carrière d'EMIL. Au Théâtre de Mézières, en Suisse romande, devant 1000 spectateurs, j'ai une dernière fois remballé mon matériel. Personne, sauf moi, ne savait que c'était mon spectacle d'adieu. C'était mon secret.
Je n'en pouvais plus de parcourir des centaines de kilomètres en voiture, de toujours loger à l'hôtel et de ne jamais pouvoir profiter de son chez-soi. D'autre part, le risque était grand de me répéter en écrivant de nouveaux numéros. C'était le moment d'arrêter, même si je n'ai jamais vu de sièges libres dans les théâtres où je jouais. Le moment était venu de me renouveler, de commencer quelque chose de nouveau, afin de redevenir créatif.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Publicité |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | En 1987, le créateur de mode allemand Willy Bogner m’a chargé de mettre sur pied un défilé de mode lors d’une exposition.
En 1992, j’ai réalisé et accompagné à travers l’Allemagne une campagne de publicité intitulée «Schweiz plus» pour «Schweiz-Tourismus».
Pour les cafés Melitta, j’ai mis en scène 100 spots publicitaires. De plus, j’ai réalisé des publicités pour Fisherman’s Friends, pour les matelas Bico et pour l’eau minérale d’Adelboden.
En 2008, j’ai obtenu un intéressant mandat: J’ai pu créer, jouer et interpréter 10 spots pour la télévision et 6 spots pour la radio pour le compte de la boisson suisse Rivella. Le but est d’inciter les Allemands à adopter notre boisson nationale. Sur le site www.rivella.de, vous avez accès aux spots publicitaires, aux spots radio, aux photos ainsi qu'au making of. |  |  |  |  |  |  |
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Malheureusement |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Malheureusement - peut-être le résultat de mes nombreuses activités - Maya et moi avons divorcé après 20 ans de mariage, en 1989. Notre fils est né en 1969.
Maya m'a soutenu très efficacement pendant mes nombreuses absences et s'est très bien occupée du "Kleintheater". Pendant dix ans, soir après soir, elle a été à la caisse et a établi les décomptes avec les artistes.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Année sabbatique et New York |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | En 1993, pour mes 60 ans,je décidai de m'offrir une année sabbatique sur le thème "4 x L": "Läse, lose, luege, lehre" (lire, écouter, regarder, apprendre). Mais ce fut un flop complet car il me fut tout simplement impossible de réaliser cette idée.
Chacun souhaitait quelque chose de moi. Des centaines de propositions et d'idées que j'aurais dû réaliser pour d'autres me furent soumises. Je m'envolai pour New York, car il me devenait toujours plus difficile de justifier une réponse négative. Mon plus cher souhait était de redevenir un "Nobody". Peut-être pour une année? … Mais j'y demeurai six ans pleins.
A peine avais-je mis les pieds à Manhattan que je fus contacté par des Européens vivant en Amérique et qui souhaitaient mon aide pour monter un show dans l'ancien "Studio 54". Cela devait être un show semblable à "Pomp Duck and Circumstance" destiné à être joué en Allemagne. Le projet m'enthousiasma immédiatement. Je me mis à la recherche d'artistes, de régisseurs, créai un logo et le nom "Gorps" (nom suisse allemand pour le rot), puisqu'il s'agissait de repas et de variétés. Après cinq mois de travail, j'avais accumulé quantité d'excellentes idées. Malheureusement, le management prévu ne put réunir les millions nécessaires au démarrage du spectacle, millions dont ils avaient toujours parlé avec enthousiasme. Je me retirai donc immédiatement du projet et m'envolai pour Montréal, au Festival du Rire.
Ceci mis à part, il y avait naturellement nombre de choses très intéressantes à voir et à faire à Manhattan. J'habitais au 26e étage de l'Olympic Tower sur la "Fifth Avenue", à l'angle de la 51e rue. Fabuleux!
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Retour en Suisse |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Depuis 1985, j'avais été professionnellement en contact épistolaire sporadique avec Niccel, qui vivait en Allemagne. Elle traitait le thème de l'humour, organisait des séminaires du rire et préparait sa thèse à l'université sur le thème du rire.
A l'âge de 30 ans, en 1995, elle vint à New York en compagnie de sa mère. Nous nous rencontrâmes donc et assistâmes ensemble à de nombreux "musicals". Une année plus tard, je demandai à Niccel, par téléphone, si elle n'avait pas envie de revenir une fois à New York. Elle revint, précisément le jour de ses 31 ans. Je découvris alors à quel point elle était une nature d'élite et tombai amoureux d'elle.
Nous nous mariâmes en 1999 au "City Hall" de New York. Peu après, nous revînmes en Suisse et nous nous installâmes au bord du Léman. C'est là que naquit l'Edition E. Avec cette edition nous produisons tous nos livres, DVD et CD. Nous avons encore quantité d'idées en tête, que nous espérons une fois pouvoir réaliser dans le cadre de cette société.
Aujourd'hui, sans Niccel, je ne pourrais pas être aussi actif. Elle est particulièrement créative et a un nombre incroyable de cordes à son arc. Je dis souvent qu'elle me fait penser à un cornet surprise, tant je découvre chaque jour chez elle de nouveaux talents. Et ceci depuis bientôt 20 ans après notre premier échange de lettres. Niccel vient de la région de Cologne et a parfaitement appris le suisse allemand en trois mois, et cela à New York! La recette? Elle m'avait instamment prié de ne pas parler le bon allemand avec elle, car elle n'aime pas mon accent … Ou bien est-il plus facile d'apprendre lorsqu'on est amoureux?! Nous nous entendons vraiment très bien et sommes persuadés qu'un ange nous a réunis.
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Trois Anges! |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Depuis 1999, je me produis à nouveau sur scène. Tout a commencé par des lectures. Ces lectures, je les ai d'abord faites dans des librairies, ensuite dans des salles de spectacles, puis entre-temps également dans des théâtres … et, en 2004, toutes ces histoires m'ont conduit jusqu'à Tokyo!
Au cours des années, ces lectures se sont transformées de plus en plus en un programme de scène où je prononçais, tout en levant trois doigts, l’expression «Trois Anges!»,ce qui signifiait qu’il s’agissait d’une histoire vraie. C’est pour cette raison que mon programme actuel s’intitule «Trois Anges!» (titre précédent: «Emil lit et raconte»). Il ne s'agit bien entendu pas de lire pendant 100 minutes sans lever le nez. Je ne pourrais pas infliger pareille monotonie à mon public.
Lors de mes représentations, je lis au maximum pendant 15 minutes des extraits de mes deux livres «Vraies histoires fausses» et «Emil via New York», donc Steinberger et Emil sont ensemble sur scène! Cela peut être amusant et le sera, car les deux s’entendent très bien et garantissent 100 minutes de rires.
A la fin de chaque représentation, vous avez la possibilité de faire dédicacer un livre, un DVD ou un CD. |  |  |  |  |  |  |
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Expositions |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Contrairement à un spectacle, je ne serai pas présent en trois dimensions dans ces expositions.
Depuis 2000, ma femme et moi dessinons ensemble, chaque semaine, une «feuille hebdomadaire». Maxe Sommer, qui réalise des expositions, en a eu vent et nous a invités à montrer au public nos «feuilles hebdomadaires» ainsi que d’autres œuvres de moi-même et de ma femme. L’exposition a eu lieu, du 4.11 au 10.12.2006, dans «Haus zur Kunst St. Josef» à Soleure.
En 2008, trois expositions ont eu lieu en Allemagne. Une à Fellbach/Stuttgart, une au château Kapfenburg, à Lauchheim, et une grande exposition à Göttingen, ville universitaire, dans le «Alten Rathaus». |  |  |  |  |  |  |
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Avenir |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | Et comment tout cela va-t-il continuer? En fait, chères lectrices et chers lecteurs, c'est en grande partie à vous de choisir. En effet, je suis toujours à votre écoute pour vous divertir. Ou alors, laissez-vous surprendre.
Très cordialement,
Emil Steinberger
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 |  |  |  |  |  |  |  |  | Merci beaucoup! |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  |  | J'aimerais remercier toutes les personnes qui, d'une façon ou d'une autre, ont contribué à mon succès.
Je me plais à appeler "aiguilleurs" tous ceux qui, au bon moment, sont venus nous aider avec une bonne idée, un bon conseil, à réaliser un désir, une idée ou un rêve. Etes-vous également un "aiguilleur"?
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